От Санкт-Петербурга до Tiхвина - De Saint-Pétersbourg à Tikhvine

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ДЕНЬ ЗА ДНЕМ - Forum international les 21/22/23 avril 2003
- Soyez les bienvenus, par les élèves de terminale: ce qui nous a étonné à Saint-Pétersbourg, par les élèves de l'école de Saint-Quentin. - Impressions de Russie, par Claude Doyennel. - Nos épreuves poétiques par Eugène Dancer et une traduction d'Olga Makarova. - A ne pas manquer !. La France en cartes postales, par Andrey Borisovitch Kustov. Etablissements participants: Allemagne: Berlin, Mayence et Spaichingen. Finlande: Helsinki. France: Saint-Quentin. Moldavie: Chisinau. Pologne: Varsovie et Wroclaw. Roumanie: Timisoara.

Ce qui nous a étonné à Saint-Pétersbourg: Depuis notre arivée dans la ville il y a une semaine, beaucoup de choses nous ont surprises. Tout d'abord, nous avons constaté que les gens, en général, remarquaient très vite que nous étions français, ou tout du moins touristes. Peut-être est-ce à cause de nos sacs à dos ou de nos appareils photos, ou même encore de nos tenues vestimentaires?.. On remarque d'ailleurs qu'il existe deux tarifs différents. Le premier est destiné aux russes; et le second, plus cher, aux touristes. Ce qui prouve que la Russie est plus pauvre que l'ensemble des Etats européens. De cette manière, les musées et autres monuments touristiques essaient de compenser ce manque.

Il est vrai que nous avons observé que la culture européenne est plus importante en Russie, que ne l'est la culture russe en Europe. Par exemple, beaucoup d'enseignes publicitaires utilisent les écritures latines. Par ailleurs nous avons eu la chance, pendant notre visite dans la Venise du Nord, de prendre à plusieurs surprises le métro. Nous sommes stupéfaits par sa beauté, mais aussi par sa profondeur. En effet, les rails doivent passer par dessous la Néva.

De plus les stations sont beaucoup mieux entretenues qu'à Paris. Néanmoins, heureusement pour les piétons que ce transport existe car les conducteurs russes sont très mauvais. Il n'on aucun respect ni pour les priorités ni pour les autres citoyens. De même, la ceinture de sécurité n'est pas obligatoire, ce qui est absolument impensable en France.

Nos impressions sur les habitants de cette ville sont très partagées. D'un coté nous ne nous sentons pas les bienvenus par les gens que nous croisons dans la rue ou dans les magasins. Les vendeuses sont très peu aimables, voire même parfois impolies. D'un autre côté, les fa-milles qui nous acceuillent et les élèves du gymnase N°171 sont très ouverts et très gentils. Nous sommes extrêmement bien reçus. Ce qui nous a également surpris au début de notre séjour, ce sont les horaires des repas. Alors, qu' en France nous ne faisons que di-ner, généralement entre 19h00 et 20h00; ici les gens dînent à 18h00 ou à 19h00, puis soupent vers 20h 00. Leur nourriture est plus équilibrée car essentiellement compo-seé fruits et de legumes, mais elle est aussi plus abondante.

Nous constatons que les rues de S.-Pétersbourg sont très fréquentées par des marchands ambulants, mais aussi par les ivrognes et les mendiants.

Ces marchands nous proposent de tout: de la chapka à la vodka, et des cigarettes aux citrons. Ils se trouvent près des lieux touristi-ques pour y trouver leur clientele. Les mendiants se trouvent, eux, à proximité des églises et des stations de métro. Lorsqu'un ivrogne tombe à terre, rare sont les personnes qui viennent l'aider à le relever.

Une de choses qui nous a agréablement étonné est le prix des disques: alors qu'en France ils avoisinnent les 20 euros, ici ils sont tous aux alentours de 60 roubles, c'est-à-dire moins de 2 euros. Voici donc le résumé des moeurs j qui nous ont surprise, choqués mais aussi enchantés. La culture russe est très différente de celle des Français, mais c'est ce qui la rend encore plus intéressante pour nous.

Laurie Lafeuille, Valentin Lefèvre,

Laure Haelewyn

A ne pas manquer ! ! !

L'exposition « La France en cartes postales anciennes" ouvre aujourd'hui dans la librairie. L'exposition est faite sur la base de collections du professeur d'Histoire Andrey Borisovitch KUSTOV

Nos épreuves poétiques

L'orchestre a cédé la place au groupe de danseurs, dont la présentation était particulièrement bien faite. Certains organisateurs du Forum se sont adressés aux participants pour définir les buts et les avantages de l'échange culturel entre les élèves de différentes écoles européennes. Dès que nous sommes entrés, nous nous sommes retouvés dans une athmosphère amicale. Toute la salle était remplie de musique en attente d'une veritable fête. Nous avons vu un film consacré à l'histoire de l'école 171 dont la diffusion servait à parler aux invités des traditions linguistiques de notre école mais aussi à nos élèves pour leur rappeler notre histoire. En conclusion, quelques classes ont chanté l'hymne du forum.

Les élèves des terminales, école 171.

La cathédrale Saint-lsaac.
Ton dome doré visible est de loin,
Protège-nous, toi, Isaac le Saint!
Ta majesté domine toujours ma ville,
Quand je te vois mon âme devient tranquille
Tes colonnades, tes fresques, tes mosaïques,
Tu es superbe dans ton genre unique.
Les maîtres participant à ta naissance,
A l'esprit russe faisant toute la confiance.
Henri Ricard Auguste de Montferrand
T'a consacré sa vie et son talent,
De bronze doré, de jaspe, de malachite,
Il a créé cette oeuvre monolithe,
Qui nous provoque une grande admiration
Et Pétersbourg nos hôtes toujours passionne. Evguéni Dancer, élève de 8 A

Près du marché on donnait le chiot.
On le donnait à titre gracieux.
On disait qu'il n'avait pas de race,
Ce toutou qui souffrait de froid efficace.
Les vieux et les jeunes s'approchaient
De ce pauvre petit chien et le caressaient
En l'embrassant et en le tiraillant
Il était si seul, sans frères, sans parents,
Sans comprendre qu'il était isolé
Il léchait les mains que les gens tenaient
Et grelottait de froid, et geignait,
Et dans ses yeux les larmes brillaient.
Il voudrais le prendre, mais pas gratis,
Je pourrais le coucher sur mon vieux tapis.
Et le caresser,  le chauffer, tranquillise
Ah, je ne peux même ma vie normaliser !
Traduction de Olga Makarova 10 A

Mes impressions de Russie
Voici bientôt deux années que j'ai intégré l'école 171. Je dois dire que mon intégra­tion a grandement été facilitée par l'é­quipe enseignante, surtout la première an­née, car elle m'a permis de me familiariser avec l'environnement, le style de travail de l'école, la psychologie des élèves. Quelques années auparavant, alors que je séjournais à Saint-Pétersbourg en tant que touriste, j'avais entendu parlé de l'école 171, réputée par la qualité de son ensei­gnement général et la place particulière qu'elle tenait dans l'apprentissage de la langue française. Aujourd'hui, je ne suis pas peu fier d'y enseigner l'Histoire de France. Cette matière est enseignée ici en français pour les élèves des 10 ème et 11ème classes; les cours sont en langue française, les manuels français et les contrôles de connaissances, jusqu'à l'examen de fin d'année, se font bien sûr également dans cette langue. Le programme prévoit deux heures consacrées chaque semaine à cette matière Histoire de France. Lors de la prochaine rentrée scolaire en septembre 2003, les élèves de 9ème commenceront également à étudier cette matière en langue française. On m'a demandé de vous faire part de mes impressions : je vous dirai que pouvoir vivre toute l'année dans cette belle et envoûtante ville de Saint-Pétersbourg et, en même temps, enseigner auprès des élèves de l'école 171, c'est le bonheur total.

Je connais bien des Français qui m'envient et qui prendraient volontier ma place. C'est pour cette raison que je ne retourne pratiquement jamais en France... Et si je dois y retourner une fois par an pour quelques affaires, je m'empresse de revenir au plus tôt car cette ville, quand elle vous tient, elle ne vous lâche plus. Si en plus vous travaillez à l'école 171, vous êtes à peu près certain de finir vos jours ici. Peut-on rêver de meilleures conditions de travail ? Dans un établissement comme celui-ci, tout fonctionne parfaitement, avec le matériel et les outils nécessaires, mais avec surtout une équipe enseignante compétente et dévouée à sa tâche. Trop de gens, malheureusement, sont obligés de travailler dans des activités ou des professions qui ne leur conviennent pas. Leur vie s'étire ainsi indéfiniment et tristement dans la morosité. Je peux vous dire qu'à l'école 171 ce n'est pas le cas ! Comme le chante si joliment Jean Ferrât, ici « on ne voit pas le temps passer ». C.D